Tous appelés à un ministère

 

Actes 6 versets 1 à 6

« En ce temps–là, le nombre des disciples augmentant, les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans la distribution qui se faisait chaque jour. Les douze convoquèrent la multitude des disciples, et dirent : Il n’est pas convenable que nous laissions la parole de Dieu pour servir aux tables. C’est pourquoi, frères, choisissez parmi vous sept hommes, de qui l’on rende un bon témoignage, qui soient pleins d’Esprit–Saint et de sagesse, et que nous chargerons de cet emploi.

Et nous, nous continuerons à nous appliquer à la prière et au ministère de la parole. Cette proposition plut à toute l’assemblée. Ils élurent Etienne, homme plein de foi et d’Esprit–Saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas, et Nicolas, prosélyte d’Antioche. Ils les présentèrent aux apôtres, qui, après avoir prié, leur imposèrent les mains. »

« Car, comme nous avons plusieurs membres dans un seul corps, et que tous les membres n’ont pas la même fonction, ainsi, nous qui sommes plusieurs, nous formons un seul corps en Christ, et nous sommes tous membres les uns des autres. Puisque nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée, que celui qui a le don de prophétie l’exerce selon l’analogie de la foi ; que celui qui est appelé au ministère s’attache à son ministère ; que celui qui enseigne s’attache à son enseignement, et celui qui exhorte à l’exhortation. Que celui qui donne le fasse avec libéralité ; que celui qui préside le fasse avec zèle ; que celui qui pratique la miséricorde le fasse avec joie. » Romains 12 : 4/8

« Que chacun demeure dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé. As–tu été appelé étant esclave, ne t’en inquiète pas ; mais si tu peux devenir libre, profites–en plutôt. Car l’esclave qui a été appelé dans le Seigneur est un affranchi du Seigneur ; de même, l’homme libre qui a été appelé est un esclave de Christ. Vous avez été rachetés à un grand prix ; ne devenez pas esclaves des hommes. Que chacun, frères, demeure devant Dieu dans l’état où il était lorsqu’il a été appelé. » 1 Corinthiens 7 : 20/24

Savez-vous que la plupart des chrétiens pensent que le « ministère » concerne uniquement les fonctions ecclésiastiques d’apôtre (missionnaire), d’évangéliste, de prophète ou de pasteur/docteur (enseignant) ? Ephésiens 4 : 7/16

Cette compréhension des choses crée inévitablement un malentendu et met une barrière entre ceux qui exercent un service spirituel pour Dieu, et les autres croyants. Malheureusement, l’Eglise du Christ s’est édifiée au fil des siècles, d’après cette forme pyramidale où ceux qui sont appelés au ministère forment un groupe à part des laïcs.

Il n’est pas étonnant que plusieurs regardent le « ministère des chrétiens » comme étant inaccessible pour eux. Ne sont-ils pas nombreux les croyants qui ne peuvent donner plusieurs années aux études théologiques, tandis que d’autres sont liés par des contraintes professionnelles ou des responsabilités familiales ? Tous ces chrétiens-là, sont-ils pour autant inaptes à exercer un « ministère » dans l’œuvre de Dieu ? Non ! Mille fois non, car la Bible nous montre que parmi le peuple chrétien, peu ont été des érudits comme l’apôtre Paul : « Considérez, frères, que parmi vous qui avez été appelés, il n’y a pas beaucoup de sages selon la chair, ni beaucoup de puissants, ni beaucoup de nobles…» 1 Corinthiens 1 : 19/31

La plupart des chrétiens du 1er siècle n’avaient pas plus de bagages théologiques que n’en avaient les apôtres Pierre et Jean. « Lorsqu’ils virent l’assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, sachant que c’étaient des hommes du peuple sans instruction… » Actes 4 : 13

Nous allons donc analyser nos trois textes de référence et comprendre que l’appel au « ministère » est ouvert à tous les chrétiens sans exception.

1) Notre préparation à un service pour le Seigneur a commencé dès notre conception

Faites-vous partie de ceux qui pensent que leur vie n’a réellement commencé qu’au moment de leur conversion à Jésus-Christ ? Que ce que vous avez appris et fait avant votre rencontre avec le Seigneur Jésus ne compte pas, et doit être regardé comme de la boue, voire être rejeté comme une expérience vaine et inutile ?

Mais cette manière de voir les choses est-elle vraiment juste et conforme à ce que dit la Bible ?

Si quelque chose doit effectivement être rejeté à jamais de notre existence, c’est bien notre passé de désobéissance, de révolte, de péché et d’affinité avec le royaume des ténèbres. Mais nous n’avons certainement pas à renier tout ce que nous avons appris ou fait avant de connaître le Seigneur. Si, comme le dit Paul, Dieu nous a connus avant notre conception, s’il a inscrit dans son livre tous les jours qui nous étaient destinés et s’il a déterminé à l’avance que toutes choses devaient concourir à notre bien, alors le Seigneur a certainement veillé sur cette parenthèse de notre existence, c’est-à-dire de notre conception, jusqu’à notre nouvelle naissance. Prenons quelques exemples.

a) Regardez la vie de Moïse avant qu’il ne soit appelé à devenir le grand chef d’Israël. Dieu n’a-t-il pas conduit par sa providence sa jeune vie menacée de mort, jusqu’au palais du Pharaon, lui permettant ainsi d’être élevé dans toute la sagesse de l’Egypte ? Pendant 40 années, Moïse fut préparé à devenir un puissant leader intelligent et cultivé, capable de diriger plus de deux millions de personnes, jusque dans le pays promis. Même lors de cet épisode tragique où Moïse dut s’enfuir d’Egypte, pour garder les troupeaux de son beau père, le Seigneur se servit de 40 années supplémentaires pour lui permettre d’acquérir toutes les qualités d’un bon berger, afin de paître son peuple.

Quand Moïse devint le libérateur d’Israël, a-t-il renié son éducation passée à la cour de l’Egypte, et sa période de gardien de troupeaux ? Non ! Ce qu’il a regardé comme de la boue et rejeté loin de lui, nous dit la Parole de Dieu, c’est la gloire et les trésors de l’Egypte et non ces deux périodes de formation. Hébreux 11 : 23/26

b) Nous avons le même témoignage en ce qui concerne Saul de Tarse, le futur apôtre Paul. Avant que le St-Esprit ne le mette à part pour qu’il devienne l’apôtre des païens et un puissant témoin devant les rois de la terre, le Seigneur oeuvra en lui, dès son enfance. Il dirigea son éducation pour qu’il fût en mesure de prêcher l’Evangile devant les plus grands monarques de son temps. Aux pieds de Gamaliel, ses facultés intellectuelles et analytiques se développèrent, lui permettant de saisir mieux que quiconque l’esprit de la loi juive. C’est pourquoi le Saint apôtre reconnaîtra que le Seigneur l’avait mis à part, dès le sein de sa mère. Galates 1 : 15

c) Prenons encore pour exemple les artisans qui furent appelés à construire le tabernacle de Dieu dans le désert, afin qu’Israël puisse exercer le culte lévitique. Il est dit au sujet de ces hommes qu’ils furent remplis du St-Esprit pour exécuter tous ces ouvrages divins. Exode 31 : 1/11 35 : 30/35 36 : 1/3

De tels artisans ne furent pas qualifiés pour ce travail comme par magie. Non ! Ils avaient appris depuis longtemps (vraisemblablement en Egypte), l’art de maîtriser le bois, le bitume, l’or, l’airain, les étoffes ou les pierres précieuses.

Le Saint-Esprit ne fit que sanctifier (consacrer) ces hommes, avec tous leurs talents naturels, au service de Dieu, afin de reproduire fidèlement le tabernacle que Moïse avait reçu par révélation, sur la montagne du Sinaï. Exode 25 : 1/40

Nous pouvons dire sans exagérer, que toutes les grandes figures de l’Ancien Testament, comme celles du Nouveau Testament, avaient été préparées à un service pour Dieu, dès leur conception. Il doit nécessairement en être de même pour nous, chrétiens de la Nouvelle Alliance. Le Seigneur n’a pas seulement vu et planifié à l’avance tous les évènements de notre vie. Il a aussi œuvré à travers notre éducation, nos aspirations, nos préférences, nos goûts, nos études ou notre formation professionnelle, dans le but de nous préparer à exercer dans son Eglise un service (un ministère) à sa gloire.

C’est dans cette optique que nous pouvons comprendre les paroles que Paul donna aux Corinthiens : « que chacun demeure devant Dieu dans l’état (ou la condition) où il était lorsqu’il a été appelé ». Avons-nous reçu une formation intellectuelle, scientifique, politique, sociale, sportive ou autre ?… Ou nous nous sommes plutôt tournés vers un travail manuel, artisanal, agricole ?… Ou encore nous nous sommes tournés vers les arts, la musique, le théâtre, la comédie ? … Nous n’avons donc pas le droit de rejeter ce que nous avons appris, sous prétexte que les choses anciennes sont passées et que toutes choses sont devenues nouvelles. Car notre passé a autant de valeur pour Dieu que notre personnalité, car il fait partie du tissu dans lequel nous avons été façonnés ; puis Dieu le sanctifie pour un « service » utile dans son Eglise.

Il est évident que ce que Paul affirme ici n’est pas une loi absolue, dit John MacArthur, car lui-même, après sa conversion, n’est pas resté un adepte de la religion pharisaïque. Il dira d’ailleurs que, si l’occasion se présente pour un esclave de retrouver la liberté, qu’il en profite plutôt. Mais en quittant la secte des Pharisiens, Paul ne renia pas pour autant son éducation passée. 1 Corinthiens 7 : 21

Ce que l’apôtre des nations a donc voulu rappeler à l’Eglise Corinthienne, c’est que personne n’a le droit de tirer un trait sur son éducation passée. Car en venant à Christ, chaque chrétien est autant consacré comme prêtre avec son éducation et ses talents naturels, que ceux qui exercent une fonction ecclésiastique avec des dons spirituels. Apocalypse 1 : 5/6

Chaque fois que les chrétiens mettent une ligne de démarcation entre ceux qui servent Dieu dans un ministère particulier (pasteur, docteur, évangéliste, prophète, anciens) et ceux qui exercent une simple activité dans l’église, ils ouvrent la porte à l’élitisme, considérant certaines vocations comme supérieures aux autres.

John Stott dira dans un de ses ouvrages, que les réformateurs se sont élevés en faux contre le dualisme médiéval de l’époque, qui faisait une nette différence entre une activité sacrée et une activité séculière. Pierre, lors de sa première prédication, rappellera que le temps était venu où l’Esprit de Dieu serait répandu sur tous les croyants, sans distinction de sexe. Actes 2 : 1/18

2) Nous sommes donc tous appelés non au ministère, mais à un ministère (service)

En fait, le mot « ministère » (diakonia, en grec), selon son étymologie, aurait dû être traduit par « celui qui s’empresse pour accomplir un service ». Dans le passage des Actes des Apôtres que nous avons cité au début de cette étude, les actions de servir aux tables, comme d’annoncer la Parole sont considérées comme des « services » pour le Seigneur. Voici ce que John Stott a dit sur ce passage :

« Les deux tâches étaient des ministères chrétiens, qui pouvaient l’être à plein temps, et nécessitaient des gens remplis de l’Esprit pour s’en acquitter. La seule différence entre les deux services, c’est que l’un était pastoral, l’autre social. Mais il est faux d’affirmer que l’un était un ministère, l’autre pas, ou que l’un était spirituel, l’autre matériel, ou que l’un était supérieur à l’autre. La réalité était la suivante : Jésus-Christ avait appelé les douze au service de la Parole et les sept au service des tables »

Tous appelés à un ministère, mêmes les femmes ?

Voilà une question qui a fait couler beaucoup d’encre et qui est encore sujet à controverses. Mais pourtant, le mot « service » (diakonia) vient de « diakonos » qui en grec est un masculin/féminin. Le St-Esprit a donc choisi ce mot pour montrer que l’accès à un ministère/service dans le corps du Christ (l’Eglise) est ouvert, aussi bien aux hommes qu’aux femmes. La Bible présente d’ailleurs une palette de femmes remarquables, ayant exercé un ministère/service pour le Seigneur à l’exemple d’Eve, Déborah, Esther, Ruth et Sara

Et le Nouveau Testament n’est pas en reste avec Phoebé qui était diaconesse de l’Eglise de Cenchrées ; Prisca qui exerçait le service de la Parole avec son mari Aquilas avec l’approbation de Paul ; Tryphène et Tryphose qui travaillaient pour le Seigneur ; Lydie, marchande de pourpres, Dorcas (ou Tabitha) qui exerçait un service pour Dieu, en faisant des tuniques et des vêtements pour les pauvres de l’Eglise. Actes 9 : 36/43 Romains 16 : 1/3 – 12

Luc parle de Jeanne, Susanne et d’autres femmes aisées qui assistaient Jésus, avec leurs biens matériels. Le Saint-Esprit n’a pas utilisé n’importe quel mot, pour désigner cette activité, car le verbe « assister » (diakonéô) signifie littéralement : accomplir avec empressement un service (un ministère) auprès de Jésus. Luc 8: 3

Si donc, nous possédons l’aptitude à prophétiser, à enseigner, à exhorter, à donner (dans le sens de générosité), à visiter (cette miséricorde qui se dévoue auprès des malades, des affligés, des pauvres, des prisonniers…), à présider (littéralement : être à la tête) soit d’une œuvre (internat, orphelinat, école, hôpital, foyer, maison de retraite, œuvres missionnaires, radio, télévision, librairie…), soit d’une entreprise…, toutes ces aptitudes naturelles, à la conversion, l’Esprit de Dieu les sanctifie et les consacre en vue d’un ministère/service pour le corps du Christ. Romains 12 : 3/8 Ephésiens 4 : 8/16 1 Pierre 4 : 10/11

3) La bonne manière d’exercer son ministère/service dans l’église locale

Après ce que nous venons de dire, certains pourraient s’imaginer qu’ils peuvent s’imposer à tout moment dans la communauté, en raison de leurs aptitudes dans tel ou tel domaine. Mais, si Dieu sanctifie effectivement, par son Esprit, les talents naturels des chrétiens, il est aussi un Dieu d’ordre qui a établi des règles précises, à l’égard de ceux et celles qui veulent exercer leur ministère/service, au sein de son Corps ou dans une église locale.

a) Personne ne peut mettre en œuvre ses dons naturels dans une communauté, sans être auparavant entièrement consacré au Seigneur et à sa cause. Car ce qui importe le plus pour lui, c’est moins ce que nous faisons, que ce que nous devons être. Matthieu 7 : 21/23

C’est pour cela que les églises locales doivent éprouver tous les candidats à un ministère/service : « Qu’on les éprouve d’abord, et qu’ils exercent ensuite leur ministère… », dit l’apôtre Paul. 1 Timothée 3 : 10

Le verbe « éprouver » (dokimazô en grec) est un terme très fort, car il signifie littéralement : juger bon (apte) un candidat, après un examen minutieux, d’où « approuvé après avoir été éprouvé ». Comment les églises pourraient-elles laisser quelqu’un travailler en son sein, sans connaître sa moralité et sa façon de se comporter hors de la communauté ? Le futur candidat est-il moralement droit ? Est-il sans reproche, ni accusé de quoi que ce soit ? Est-il marié ou divorcé selon les critères bibliques ? Est-il en conflit avec les autorités civiles ? A-t-il de bons rapports avec les autres églises et les autres pasteurs ?… Toutes ces choses sont importantes, pour pouvoir autoriser quelqu’un à exercer un ministère/service au sein de la communauté.

Certains critères moraux sont donc exigés comme l’enseignent les apôtres Paul et Pierre. 1 Timothée 3 : 1/13 Tite 1 : 5/9 1 Pierre 5 : 1/4

Oui, ce que nous devons être est plus important que ce que nous faisons

b) Ceux et celles qui veulent exercer un service local doivent aussi être remplis du Saint-Esprit, comme ce fut le cas pour les sept diacres qui servirent aux tables. C’est certainement en vue de servir efficacement l’Eglise naissante que le Saint-Esprit a rempli 120 personnes, le jour de la Pentecôte. En effet, nous apprenons que la multitude des âmes converties, se réunissait, chaque jour, dans le temple et dans les maisons. Les cent vingt croyants, pleins d’Esprit-Saint, furent qualifiés pour encadrer 25 à 30 personnes, dans 120 petits groupes différents. Actes 2 : 1/4 – 17/18 – 46/47

Mais, le remplissage spirituel va beaucoup plus loin que le simple « parler en langues » ; Il est synonyme d’être plein de la Parole du Christ et donc apte à enseigner aux autres l’Evangile, selon Jésus-Christ. Colossiens 3 : 16/17 Hébreux 5 : 12/14

c) Quel que soit le service à accomplir dans la communauté chrétienne, l’homme ou la femme doit posséder une vision claire de ce qu’est « la communion fraternelle ». En effet, cette communion va beaucoup plus loin qu’une simple rencontre, autour d’une tasse de café avec des petits gâteaux. La communion fraternelle (koinonia en grec) est un « partage en commun », un moyen de grandir dans la grâce divine, où chacun donne et reçoit des autres, édifie et se laisse édifier, aide et se laisse aider.

Comment une personne suffisante, autocrate, dissimulatrice, orgueilleuse, dominatrice ou exclusive pourrait-elle exercer un service efficace, au sein d’une église ? Pour vivre une authentique communion fraternelle, il est impératif de posséder une foi et un amour sans hypocrisie (sans masques, sans feintes). Romains 12 : 9 1 Timothée 1 : 5

d) L’esprit de soumission aux autorités spirituelles en place est encore une qualité spirituelle, recommandée pour être apte à exercer un ministère/service dans une église locale. Quand les apôtres Paul et Barnabas furent appelés par le St-Esprit à une œuvre spéciale pour le Seigneur, ils acceptèrent néanmoins de soumettre leur appel à l’appréciation et aux décisions des anciens de l’église d’Antioche à laquelle ils étaient rattachés, comme membres. Actes 13 : 1/3

e) Ceux et celles qui veulent exercer un ministère/service doivent encore accepter d’être contrôlés par l’ensemble de la communauté, comme ce fut le cas pour les sept diacres. Puisque c’est la multitude des disciples qui désigna les hommes aptes à accomplir cette tâche, cette même multitude avait donc un droit de regard sur eux.

Quiconque refuse de se laisser contrôler par les autres membres de la communauté, ne possède pas la qualité requise pour servir le Seigneur. Actes 6 : 1/6

 

EPILOGUE

L’expression que nous avons employée comme titre de ce message : « Tous appelés à un service ou à un ministère. » n’est donc pas une utopie, mais bien une réalité biblique pour tous les membres appartenant au corps du Christ (l’Eglise). Notre service peut donc s’effectuer dans deux directions.

– Soit au sein d’une église locale, comme nous l’avons démontré dans cette étude.

– Soit au sein de la société des hommes, comme Paul l’enseigne dans sa lettre aux Romains.

En effet, le saint apôtre de Jésus déclare qu’un fonctionnaire de l’Etat, qu’il soit président, ministre, législateur, magistrat, militaire ou policier… est tout autant un serviteur de Dieu que ceux et celles qui servent le Seigneur au sein de son Eglise. « Il n’y a point d’autorité qui ne vienne de Dieu, et les autorités qui existent ont été instituées par Dieu… Car les magistrats sont des ministres de Dieu, entièrement appliqués à cette fonction. Rendez à tous ce qui lui est dû : l’impôt à qui vous devez l’impôt, le tribut à qui vous devez le tribut, la crainte à qui vous devez la crainte, l’honneur à qui vous devez l’honneur. » Romains 13 : 1/7

Un projet de reconquête

Nous pouvons donc en déduire que le monde dans lequel nous nous trouvons a besoin de voir et d’entendre la voix de l’Eglise. Car le diable a réussi à pénétrer dans tous les rouages des institutions humaines, polluant la science, la recherche, la médecine, les arts, l’enseignement, la politique, les finances… et bien d’autres choses. Les chrétiens contemporains ne pourraient-ils pas reconquérir tous ces territoires pollués, en devenant présidents d’œuvres sociales ou caritatives ? Professeurs et directeurs d’écoles, de collèges ou de facultés ? Chefs de l’Etat, députés, maires, conseillers municipal ou départemental ? Journalistes, avocats, juristes, banquiers, financiers, économistes, chercheurs, astronomes, médecins, chirurgiens, artistes, comédiens, acteurs, producteurs de films… ?

Ce qui doit nous encourager dans cette voie de reconquête, c’est la prière que Jésus adressa à son Père lui demandant, non d’ôter ses disciples du monde, mais de les protéger du mal. En obéissant à l’œuvre missionnaire de faire de toutes les nations des disciples, n’oublions jamais que nous sommes citoyens de la terre, et que ce monde a plus que jamais besoin d’être éclairé et d’avoir soif de venir au Christ Jésus, car, « nous sommes le sel et la lumière du monde ». Matthieu 5 : 13/16 Phillipiens 2 : 15 1 Pierre 2 : 12

Que le Seigneur de grâce vous bénisse tous !

 

Pasteur Joël Loubiat

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Bibliographie :

– La Sainte Bible avec les commentaires de John Mac-Arthur
– La Bible Online des Editions Clé avec les divers commentaires associés
– Les dictionnaires grec/français de A. Bailly et V. Magnien-M. Lacroix
– L’encyclopédie des difficultés bibliques de A. Kuen
– Le chrétien à l’aube du XXIe siècle de John Stott
– Commentaire de la lettre aux Romains de F. Godet
– Commentaire de la première lettre aux Corinthiens de F. Godet
– Les mots en question de James Packer