Matérialisons l’invisible – partie 2

 

Marc 11 : 20/26

« Le matin, en passant, les disciples virent le figuier séché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus : Rabbi, regarde, le figuier que tu as maudit a séché. Jésus prit la parole, et leur dit : Ayez foi en Dieu. Je vous le dis en vérité, si quelqu’un dit à cette montagne : Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir.

C’est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous demanderez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir. Et, lorsque vous êtes debout faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans les cieux vous pardonne aussi vos offenses. Mais si vous ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne vous pardonnera pas non plus vos offenses ».

Les trois orientations de la foi

a) Au tout début de la conversion, notre foi se projette dans le passé. Elle regarde en arrière, pour saisir l’œuvre du salut, accomplie une fois pour toutes par Jésus-Christ sur la Croix du calvaire, et ouvrant ainsi à notre âme la porte du pardon, de la justice, de la sainteté et de la vie de l’Esprit. 1 Corinthiens 1 : 30

b) Puis, à l’aube de la vie chrétienne, notre foi nous transporte logiquement dans le futur, où nous attendons avec espérance l’héritage promis, c’est-à-dire la résurrection et la félicité éternelle. 1 Pierre 1 : 4/5

c) Mais de nombreux chrétiens s’arrêtent là, oubliant que leur foi doit s’exercer dans le présent, pour transcender leur quotidien.

C’est cette foi au présent qui nous permet de voir les réalités invisibles, afin de ne jamais perdre courage, face aux difficultés et aux épreuves de l’existence. 2 Corinthiens 4 : 16/18

Par elle, se déploie une vie de consécration et de service à la gloire de Dieu, en construisant avec l’ensemble des autres chrétiens le sacerdoce royal. 1 Pierre 2 : 9/10

– Par elle, est rendue possible une vie de prières intenses pour soi (à l’exemple de la veuve devant le juge inique) et pour les autres (à l’exemple de l’ami importun), allant jusqu’à la lutte avec Dieu pour obtenir les promesses, comme le fit le patriarche Jacob qui disait à Dieu : « Je ne te laisserai point aller que tu ne m’aies béni ». Genèse 32 : 24/28

– C’est toujours cette foi au présent qui nous permettra de marcher dans l’invisible, afin d’aller chercher, auprès du Seigneur, les solutions à tous nos problèmes.

– Mais cette foi au présent, qui transcende notre existence, a aussi le pouvoir de faire descendre le ciel sur la terre, ou plus exactement de matérialiser l’invisible.

Les théologiens sont divisés, quant au sens à accorder à la parole que Jésus adressa à ses disciples, à l’occasion de la malédiction du figuier. Faut-il lire : « Ayez foi en Dieu » ou « Ayez la foi de Dieu » ? En d’autres termes, Jésus enseigna-t-il ses disciples à prier seulement avec confiance, ou à prier avec autorité pour ôter leurs montagnes, puis à Lui faire confiance pour que cette parole de commandement arrive ?

Le contexte de l’épisode du figuier semble nous conduire dans cette seconde interprétation

Les propos de Jésus nous placent donc devant une loi spirituelle très puissante qui remonte aux origines de la création, car il est dit au sujet de la foi au présent : « C’est par la foi que nous reconnaissons que les mondes ont été formés par la Parole de Dieu, en sorte que ce que l’on voit n’a pas été fait de choses visibles ». Hébreux 11 : 3

C’est pourquoi le premier livre de la Bible, « La Genèse », (bereshit en hébreu), signifie littéralement en-tête. Ce titre définit non seulement Dieu comme étant à l’origine de tout ce qui existe, mais aussi toutes les choses matérialisées, demeurant déjà dans l’invisible (dans son esprit), avant qu’elles ne deviennent visibles.

« Car Il parle et la chose arrive, Il ordonne et elle existe… ». «… Dieu appelle les choses qui ne sont point comme si elles étaient ». Psaume 33 : 9 Romains 4 : 17

C’est pourquoi l’apôtre Jean dira, concernant la puissance de la Parole de Dieu (le logos) : « La Parole était au commencement et toutes choses ont été faites par elle, et rien de ce qui a été fait, n’a été fait sans elle. », dira l’apôtre Jean. Jean 1 : 1/4

Ainsi La Bible, n’étant pas un livre ordinaire, ne doit pas être lue comme un roman, ni comme un exposé philosophique ou doctrinal, mais comme étant le contenu des intentions divines pour l’Homme, dont la plupart ne sont pas encore matérialisées. «… nous sommes bénis de toutes sortes de bénédictions dans les lieux célestes en Jésus Christ ! »

Puisqu’il y a encore pour nous de nombreuses bénédictions spirituelles dans les lieux célestes, nous devons donc savoir comment les faire venir jusqu’à nous. Ephésiens 1 : 3

– A l’époque du Seigneur, un non-juif avait saisi le secret dont nous parlons aujourd’hui, c’est le centenier romain qui venait chercher une bénédiction pour son serviteur malade. Ecoutons ce qu’il dit à Jésus : «… je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit ; mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri ». Cet homme avait donc compris que Jésus pouvait guérir son serviteur sans le voir et sans le toucher, mais en prononçant seulement une parole à distance. Ces propos furent dépeints par le Seigneur comme l’expression d’une grande foi. Matthieu 8 : 8

– Paul avait, lui aussi, comprit ce secret et il l’enseigna à son tour aux chrétiens de Rome. Croire seulement du cœur en la mort de Jésus sur la Croix, leur dira-t-il, ne suffit pas pour jouir du plein salut. Il faut joindre à la foi du cœur, la confession de la bouche, « Car c’est en croyant du cœur que l’on parvient à la justice, et c’est en confessant de sa bouche qu’on parvient au salut, selon ce que dit l’Ecriture : Quiconque croit en lui ne sera point confus ». Romains 10 : 6/11

Le verbe confesser, (homologeo en grec) ne signifie pas « répéter méthodiquement un mot, une phrase ou une formule ». Non ! Il signifie littéralement : dire la même chose que Dieu.

Et pour leur montrer l’effet que produit la parole prononcée, il joint au verbe « confesser » la petite préposition (eis), qui indique le passage d’un lieu dans un autre, montrant aussi le résultat béni qui découle d’une telle confession de foi.

Paul dit en substance : si tu confesses de ta bouche que Jésus est mort et ressuscité pour toi, alors tu permets à ce salut divin de se matérialiser dans tout ton être. En parlant comme ton Dieu, tu fais passer ton âme de la mort éternelle à la vie éternelle, des ténèbres à la lumière et de la puissance de Satan à celle de Dieu. Actes 26 : 18 Romains 10 : 9/10

Tant que l’homme ne fait que croire intellectuellement en l’œuvre de Jésus sur la Croix, son cœur n’accède qu’au don de la justice (du pardon). Mais quand il parle et affirme par sa bouche la réalité de ce que Dieu désire pour lui, alors la vie du Christ s’incarne en lui.

Le ciel sur la terre

Un des passages les plus difficiles du Nouveau Testament est peut-être celui où Jésus a dit à ses disciples : « Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur la terre sera lié au ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera délié dans le ciel ». Matthieu 18 : 18

Bien que ce texte se rattache avant tout à la discipline qui doit s’exécuter dans l’Eglise, il contient néanmoins le principe dont nous parlons aujourd’hui, à savoir la matérialisation de l’invisible. La traduction interlinéaire (grec/français) de Maurice Carrez éclaire ce passage en précisant la pensée grecque : « tout ce que vous lierez sur la terre sera, ayant déjà été lié, dans le ciel, et tout ce que vous délierez sur la terre sera, ayant déjà été délié, dans le ciel » (participes verbaux au parfait de la voix passive).

Pour saisir plus précisément la pensée du Seigneur, reportons-nous à l’époque où Joseph fut établi premier ministre de Pharaon. « Je t’établis sur ma maison, et tout mon peuple obéira à tes ordres. Le trône seul m’élèvera au-dessus de toi… Je suis Pharaon ! Et sans toi personne ne lèvera la main ni le pied dans tout le pays d’Egypte ». Genèse 41 : 37/44

Dans sa position de premier ministre, Joseph ne donna aucun ordre personnel, mais exécuta avec soumission toutes les volontés du souverain d’Egypte. Il ne pouvait « autoriser ou interdire » certaines choses, que d’après ce qu’il savait être la volonté du grand Pharaon.

Voilà ce que Jésus a voulu leur dire

« Vous ne pourrez prononcer sur la terre des paroles d’interdiction (lier), ni des paroles d’autorisation (délier) que dans la mesure où ces choses existent déjà dans les lieux célestes par ma volonté ».

– Il semble qu’Abraham le père des croyants avait saisi et appliqué dans sa vie cette loi spirituelle. Voyez ce que Paul dit de lui dans sa Lettre aux Romains : « Je t’ai établi père d’un grand nombre de nations (père d’une multitude). Il est notre père devant Celui auquel il crut, Dieu qui donne la vie aux morts et appelle les choses qui ne sont point, comme si elles étaient… Espérant contre toute espérance, il crut, en sorte qu’il devint père d’un grand nombre de nations… Il ne douta point par incrédulité, au sujet de la promesse de Dieu ; mais il fut fortifié par la foi, donnant gloire à Dieu… ». Romains 4 : 17/22

Comment les promesses divines se sont-elles matérialisées dans la vie d’Abraham ?

Il parla tout simplement comme Dieu lui avait parlé

Le Seigneur lui avait déclaré qu’il aurait avec sa femme un fils dans sa vieillesse. Et bien, il crut cette promesse divine et il l’a confessa. C’est pourquoi devant ses serviteurs, Abraham prononça la parole de la foi : «… moi et l’enfant nous irons jusqu’à cette montagne pour adorer, et nous reviendrons… ». Genèse 22 : 5

Tous les miracles de l’Ancien Testament reposent sur le même principe

«… regardez la délivrance que l’Éternel va vous accorder… » dira Moïse aux enfants d’Israël terrifiés. Exode 14 : 13

« Poussez des cris, car l’Eternel vous a livré la ville de Jéricho ! » dit Josué. Josué 6 : 16

« Levez vous, car l’Eternel a livré entre vos mains le camp de Madian. » dira Gédéon. Juges 7 : 15

« L’Éternel est vivant, le Dieu d’Israël dont je suis le serviteur ! Il n’y aura ces années-ci, ni rosée ni pluie, sinon à ma paroledéclara Elie. 1 Rois 17 : 1

Il en fut de même pour les miracles de Jésus

Notre Seigneur s’étant dépouillé de sa gloire, cherchait en Dieu ce qu’il devait faire. C’est pourquoi les foules disaient de Lui : «… jamais homme n’a parlé comme cet homme ». Après avoir saisi la volonté de son Père, il libérait la Parole de la foi. Il parlait à la fièvre, à la mer, au figuier, aux esprits impurs, aux paralytiques, aux lépreux, aux morts et toutes ses paroles se matérialisaient dans la vie des perdus, des possédés et des malades.

Nous pouvons, nous aussi, matérialiser nos bénédictions invisibles

Comment pouvons-nous affirmer cela ? Parce que Jésus nous a donné les clés du royaume des cieux. Or par définition, une clé est faite pour fermer et pour ouvrir une porte. Ayant donc à notre disposition les clés du royaume des cieux, pourquoi ne nous en servirions-nous pas, pour ouvrir les portes des lieux célestes où sont stockées les bénédictions qui nous appartiennent, et qui n’ont pas encore été matérialisées dans nos vies !

Les leçons du figuier

1) Pour pouvoir prononcer la parole de la foi (parler comme Dieu), il faut d’abord connaître les réalités spirituelles qui existent dans le ciel.

Si un parent proche nous lègue un héritage, nous devons nous rendre chez le notaire, afin de prendre connaissance de ce qui est à notre disposition, en écoutant attentivement la lecture du testament de notre cher défunt. Or, il en est de même en ce qui concerne l’héritage spirituel que Jésus nous a laissé. Nous devons prendre le temps de lire, de méditer et d’écouter les prédications, afin de connaître ce qui est réellement à nous. Si nous ne faisons aucun effort pour connaître notre héritage spirituel, nous ressemblerons à cet homme qui persistait à vivre dans la pauvreté, alors qu’il était en possession d’une immense fortune (il avait mis le chèque du notaire dans un cadre).

C’est un peu ce qui se passe pour ceux et celles qui se complaisent dans la foi au passé ou au futur. Au lieu de vivre eux-mêmes des expériences merveilleuses avec leur Dieu, ils vivent comme par procuration, laissant aux autres le soin de prier pour eux et de faire venir sur leur vie les bénédictions divines.

Au temps du prophète Osée, le peuple de Dieu vivait dans une misère spirituelle, soit par manque de connaissance, soit pour avoir rejeté la connaissance reçue.

« Mon peuple est détruit, dit Dieu, parce qu’il lui manque la connaissance. Puisque tu as rejeté la connaissance, Je te rejetterai, et tu seras dépouillé de mon sacerdoce ; » Osée 4 : 6

Si nous sommes dans l’incertitude quant à la volonté de Dieu, nous ne pourrons jamais parler comme Dieu parle, et notre vie demeurera stérile. Mais quand notre esprit prend connaissance de ce que le Christ nous a acquis par sa mort et sa résurrection, alors nous pouvons délier par la Parole toutes les bénédictions qui existent dans le ciel, afin de les matérialiser dans notre vie.

Dans son ouvrage « La loi de la foi », Norman Grubb dit qu’espérer, désirer ou demander ne suffit pas pour être exaucé, car ce que l’on croit vraiment dans notre cœur, doit être exprimé par notre bouche. « La foi est la main de l’esprit. Rien dans le domaine matériel, ne peut s’obtenir et être utilisé en le désirant seulement, ou en l’espérant ou même en le demandant. Il faut le saisir et s’en servir : il en est exactement de même dans le domaine spirituel. Il faut étendre la main et saisir l’aliment ou le livre ; de même, la foi doit s’avancer et saisir les promesses. C’est en prononçant la parole de la foi qu’on manifeste publiquement cette prise de position ».

2) Ensuite nous devons apprendre à utiliser la parole de la foi (à parler comme Dieu)

Quand Jésus dit à ses disciples : « ayez » la foi de Dieu, Il ne leur demande pas de rechercher une foi particulière qui leur permettrait d’ôter les montagnes de leur vie. Non ! Car le verbe « avoir », (echo en grec), signifie littéralement : Porter en soi, c’est-à-dire avoir toujours à sa disposition la foi qui parle comme Dieu.

En disant cela à ses disciples, Jésus montre que la foi est plus qu’une connaissance acquise ou révélée, ou plus qu’une détermination de la volonté. Elle est aussi un langage, une manière de parler et d’affirmer des faits réels.

C’est ce que Paul avait compris « Et, comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé dans cette parole de l’Ecriture : j’ai cru, c’est pourquoi j’ai parlé ! Nous aussi nous croyons, et c’est pour cela que nous parlons… ». 2 Corinthiens 4 : 13

Si donc la foi est aussi un langage, nous devons veiller à la manière dont nous parlons, dit Jacques. Car les mots qui sortent de notre bouche ont le pouvoir d’embraser, en bien ou en mal, tout le cours de notre existence. Jacques 3 : 6/12

N’est-il pas écrit dans le livre des Proverbes ? : « La vie ou la mort sont au pouvoir de la langue ; quiconque l’aime en mangera les fruits. ». « Celui qui veille sur sa bouche et sur sa langue préserve son âme des angoisses. ». Proverbes 18 : 21 21 : 23

Ainsi, croire et confesser ce que l’on croit sont deux actions simultanées, «… car c’est de l’abondance du cœur que la bouche parle. », dira Jésus. Luc 6 : 45

Si notre cœur est rempli de crainte, nous parlerons le langage de la peur ; s’il est rempli d’incertitude, c’est le langage du doute qui s’exprimera. Mais, s’il est plein de la Parole de Dieu, c’est le langage de la foi qui se fera entendre, et les effets dans nos vies seront prodigieux.

Le figuier représentait le peuple d’Israël, en tant que nation stérile pour Dieu. Et Jésus ôta cet obstacle à la progression de la vie spirituelle, pour le remplacer par un autre figuier (l’Eglise) qui allait désormais en porter les fruits, jusqu’aux extrémités de la terre.

Il est important que nous comprenions cette vérité

Si donc nous constatons qu’une montagne (un obstacle) se dresse devant nous, s’opposant aux desseins divins, nous devons alors parler à cette montagne, pour qu’elle soit ôtée de notre vie, puis la remplacer par une bénédiction spirituelle, conforme à la volonté divine.

– C’est ainsi que Jésus pratiquait l’exorcisme. Il n’expulsait pas un démon présent dans une personne, sans que ce vide ne fût comblé par la venue de son Esprit. Luc 11 : 21/26

– Si les enfants d’Israël avaient saisi cette vérité, ils n’auraient pas refusé d’entrer en Canaan, car Josué et Caleb leur avaient déclaré : «… ne craignez point les gens de ce pays, car ils nous serviront de pâture ; ils n’ont plus d’ombrage pour les couvrir, l’Eternel est avec nous, ne les craignez point ! ». Nombres 14 : 6/9

Ces deux héros de la foi leur disaient en substance : Dieu a ôté la couverture spirituelle qui protégeait ces peuples idolâtres et Il a établi à la place votre victoire.

Mais la parole qu’ils entendirent « …ne leur servit de rien, parce qu’elle ne trouva pas de la foi chez ceux qui l’entendirent. » Le texte original dit : « la parole (de Dieu) ne fut pas formée en eux par une fusion avec le langage de la foi ». Hébreux 4 : 1/3

Sachons-le frères et sœurs, si nous parlons comme Dieu parle, alors tous les obstacles qui s’élèvent contre les desseins du Seigneur seront non seulement enlevés de nos vies, mais aussi remplacés par les bénédictions spirituelles, présentes dans les lieux célestes.

Le salut remplacera la perdition – Le pardon remplacera la culpabilité

La vie éternelle remplacera la mort spirituelle

La lumière remplacera les ténèbres – L’Esprit de Dieu remplacera l’esprit de Satan

La santé remplacera la maladie (ou la faiblesse) – La liberté remplacera l’esclavage

3) Enfin, il nous faudra veiller à tenir ferme sur notre confession de foi. Dans l’épisode du figuier maudit, Jésus parle de deux ennemis, susceptibles d’empêcher la matérialisation des promesses divines dans notre vie.

a) Le doute

Entre le moment où Jésus parla au figuier et le moment où il devint sec, il s’est écoulé plusieurs heures. Chez nous qui vivons dans une dimension spirituelle, inférieure à celle du Sauveur, il peut s’écouler plusieurs jours, plusieurs semaines, voire plusieurs mois, avant de voir se matérialiser les bénédictions divines que nous avons déliées. Pendant cette période d’attente, il nous faudra bannir toutes les voix contraires qui viendront s’interposer, et remettre en cause ce que nous savons être la volonté de Dieu. La voix de nos sens, celle de nos proches, celle de nos amis (chrétiens et non chrétiens) et peut-être même la voix du monde scientifique qui ne jure que par les faits. Faisons comme notre père Abraham qui, après avoir cru la promesse et parlé comme Dieu, espéra contre toute espérance et vit le miracle divin se matérialiser dans sa vie. Romains 4 : 16/22

b) La pureté du cœur

S’il y a un péché qui empêche la matérialisation dans notre vie des bénédictions célestes, c’est bien l’esprit de rancune, d’amertume et de non-pardon. Il nous faudra donc veiller à ne pas neutraliser le pouvoir de « lier et de délier » ce qui est à nous dans le ciel, par un état d’esprit de vengeance, sachant que « la prière du juste a une grande efficacité ». Jacques 5 : 16/18

 

EPILOGUE

Quand les églises du premier siècle furent fondées, les apôtres s’aperçurent qu’il y avait deux sortes de chrétiens, les chrétiens charnels et les chrétiens spirituels.

Les premiers avaient bien été justifiés par la foi au sang de Jésus, puis sanctifiés par le sceau de l’Esprit-Saint, mais ils vivaient leur vie chrétienne comme des petits enfants qui n’ont pas de connaissance, ni d’expérience de la parole de justice. Ils avaient bien la foi, mais elle s’était focalisée dans le passé et le futur, et ils vivaient leur présent comme des païens. 1 Corinthiens 1 : 11/14 3 : 1/3 Galates 5 : 13/26 Ephésiens 4 : 17/32 Colossiens 3 : 5/15 Hébreux 5 : 11/14

Les seconds par contre étaient des chrétiens spirituels, remplis de la connaissance de Dieu et qui vivaient la foi au présent, faisant de belles expériences spirituelles avec leur Dieu. Ils étaient devenus des adultes spirituels, car ils se nourrissaient d’une nourriture solide, comparable à de la viande ; la sagesse divine était leur substance nutritive. Non seulement ils étaient en mesure de juger de toutes choses (les êtres et les manifestations spirituelles), mais aussi, par leur foi, ils voyaient l’invisible, marchaient dans l’invisible et matérialisaient l’invisible. 1 Corinthiens 2 : 6/16

– Sondons-nous humblement devant le Seigneur, pour savoir où nous en sommes dans notre vie de foi.

– Regardons en arrière pour voir si, depuis que nous avons embrassé la foi chrétienne, nous avons fait ou non des progrès.

– Puis, ayons le courage et l’audace de changer de comportement, tant que nous en avons encore l’occasion.

– Sans abandonner la foi au passé et au futur, entrons dans la foi au présent avec persévérance et courage, pour plaire au Seigneur, «… car sans la foi (celle qui parle comme Dieu) il est impossible de Lui être agréable… ». Hébreux 11 : 6

Que le Saint-Esprit vous bénisse tous !

 

Pasteur Joël Loubiat

© Tous droits réservés

Bibliographie

– La Sainte Bible avec les commentaires de John MacArthur
– La Bible Online des Editions Clé avec ses commentaires
– La traduction interlinéaire du Nouveau Testament Grec/Français de M. Carrez
– Les dictionnaires Grec/Français de A. Bailly et de V. Magnien et M. Lacroix
– « Impact de foi » de Patrick Fontaine
– « La loi de la foi » de Norman Grubb
– L’encyclopédie des difficultés bibliques de A. Kuen