Marchons dans l’invisible – partie 3

 

Matthieu 14 : 22/33

« Aussitôt après, Il obligea les disciples à monter dans la barque et à passer avant lui de l’autre côté, pendant qu’Il renverrait la foule. Quand Il l’eut renvoyée, Il monta sur la montagne, pour prier à l’écart ; et, comme le soir était venu, Il était là, seul. La barque, déjà au milieu de la mer, était battue par les flots ; car le vent était contraire. A la quatrième veille de la nuit, Jésus alla vers eux, marchant sur la mer. Quand les disciples Le virent marcher sur la mer, ils furent troublés, et dirent : C’est un fantôme ! Et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris. Jésus leur dit aussitôt : Rassurez-vous, c’est Moi ; n’ayez pas peur !

Pierre lui répondit : Seigneur, si c’est Toi, ordonne que j’aille vers Toi sur les eaux. Et Il dit : Viens ! Pierre sortit de la barque, et marcha sur les eaux, pour aller vers Jésus. Mais, voyant que le vent était fort, il eut peur ; et, comme il commençait à enfoncer, il s’écria : Seigneur, sauve-moi ! Aussitôt Jésus étendit la main, le saisit, et lui dit : Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? Et ils montèrent dans la barque, et le vent cessa. Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus, et dirent : Tu es véritablement le Fils de Dieu ».

Nous avons dit précédemment que pour ne jamais perdre courage, nous avons besoin d’apprendre à visionner les réalités spirituelles qui existent vraiment, et qui constituent notre héritage spirituel. Ephésiens 1 : 3/14

Et cette vision mentale est déclenchée à la lecture, à la méditation et à l’écoute attentive de la prédication de la Parole de Dieu (La Bible). C’est ainsi que nous pouvons :

Voir dans notre imagination ce que nous sommes réellement en Christ, c’est-à-dire des êtres aimés et acceptés par Dieu le Père, pardonnés, réconciliés, lavés, justifiés, sanctifiés et déjà glorifiés. Et nous voir aussi comme des êtres uniques ayant une valeur exceptionnelle, puisque le Seigneur nous considère comme ses amis et ses collaborateurs.

Si donc, nous apprenons à « visionner » toutes les bénédictions que Dieu a mises sur notre propre compte céleste, alors rien ne pourra freiner notre zèle pour notre Seigneur, et personne ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. Romains 8 : 31/39

Avant de passer à l’étude qui nous préoccupe aujourd’hui, permettez-moi d’ajouter quelques mots concernant le pouvoir de l’imagination humaine.

En effet, beaucoup de personnes ignorent que tous les grands exploits humains, qu’ils soient scientifiques, technologiques, cinématographiques, sportifs ou autres, sont d’abord nés sous forme de rêves.

Il est intéressant d’entendre les chercheurs modernes soutenir qu’une image mentale est dix fois plus puissante que l’énergie volitive. Si la volonté est orientée dans un sens et l’imagination dans l’autre, c’est l’imagination qui aura le dernier mot.

– Un alcoolique peut fort bien confesser la charte de la Croix Bleue et y croire de tout son cœur, mais si cet homme contemple dans son imagination un verre de bière bien fraîche, sa volonté cèdera le pas à cette vision interne.

– N’est-ce pas de cette manière que Satan trompa nos premiers parents ? Sachant qu’Adam avait reçu l’ordre divin de ne pas toucher à l’arbre de la connaissance du bien et du mal, il conduisit Eve, son épouse, à contempler le fruit de l’arbre défendu. Et ce qu’elle vit avec ses yeux physiques, créa en elle une image mentale de convoitise, qui entraina sa volonté dans le péché. Genèse 3 : 1/7 Jacques 1 : 13/15

Après avoir découvert cette facette bénie du pouvoir de l’imagination, nous pouvons aller un peu plus loin et saisir une autre vérité biblique fort méconnue, mais tout aussi merveilleuse, à savoir : la marche dans l’invisible.

Pour enseigner cette seconde vérité à ses disciples, Jésus va provoquer un évènement qu’ils ne pouvaient soupçonner. Il s’avança vers eux en marchant sur la mer, ou plus exactement en neutralisant toutes les lois de la physique.

Mais la démarche de Jésus n’avait pas pour but d’épater ses disciples, ni de leur montrer sa supériorité spirituelle. Non ! Il chercha à leur montrer comment ils pourraient Le rejoindre un jour dans l’invisible, une fois qu’Il aurait quitté cette terre.

Tant qu’Il était avec eux dans la barque de leur vie, Il leur faisait vivre des choses extraordinaires (l’eau changée en vin, la multiplication des pains, l’expulsions des démons, les diverses guérisons, les résurrections, la tempête apaisée, la transfiguration… ).

Mais une fois qu’Il sera remonté au ciel, ils devront, à leur tour, pénétrer dans la quatrième dimension spirituelle, pour vivre, par eux- mêmes, des choses extraordinaires. Nous allons donc, à partir de notre texte de référence, comprendre comment nous pouvons, aujourd’hui encore, marcher dans l’invisible.

a) Le premier pas consiste à bannir le mot « impossible » de notre vocabulaire.

Si nous prenions le temps de nous écouter, nous serions surpris par le nombre de fois où nous prononçons le mot « impossible ». Il semble que depuis la chute, ce mot a été comme gravé dans le patrimoine génétique des êtres humains. Ce dont nous sommes certains, c’est que le mot « impossible » n’appartient pas au langage de la foi.

– Considérons l’exemple des Israélites qui sortirent d’Egypte sous la conduite de Moïse. Ce n’est qu’à la dixième plaie qu’ils acceptèrent de croire en l’impossible, c’est à dire quitter enfin l’Egypte et dépouiller les Egyptiens, comme Dieu le leur avait dit. Exode 12 : 29/36

Mais voyez ces mêmes personnes, quelques jours plus tard, lorsqu’elles se trouvèrent dans un cul de sac, la mer d’un côté et les Egyptiens de l’autre, tout effrayées, pleurant et gémissant, accusant même Moïse de les avoir conduites dans cet endroit pour les faire mourir. Devant une situation qu’ils ne pouvaient maîtriser, les Israélites reprirent leur ancienne mentalité défaitiste et ne crurent plus en l’impossible. Exode 14 : 1/18

Nous retrouvons ces mêmes personnes, quelques mois plus tard, alors que Dieu leur ordonne d’entrer dans le pays promis, déclarer que cela leur était impossible, prétextant ne pouvoir anéantir les géants. Seuls Josué et Caleb, qui avaient banni de leur vocabulaire le mot « impossible », purent entrer beaucoup plus tard en Canaan avec toute leur famille. Nombres 14 : 1/38

– Et voyez encore ce père désespéré, demandant à Jésus s’il Lui était possible de guérir son fils possédé. Qu’elle fut la réponse du Seigneur ? : « Si tu peux…, tout est possible à celui qui croit. ». A l’écoute de cette parole, cet homme crut « en l’impossible », tout en suppliant Jésus de venir au secours de sa mentalité incrédule, c’est-à-dire de son esprit défiant et défaitiste. Marc 9 : 14/27

Ce qui manquait aux Israélites du temps de Moïse, comme à cet homme de l’Évangile, ce n’était pas la faculté de croire, car nous l’avons tous. Il leur manquait la foi, ou plus exactement l’énergie, la substance ou la certitude des choses que l’on espère, comme le dira l’auteur de la Lettre aux Hébreux. Or, cette énergie-là, nous ne pouvons ni l’acheter, ni la fabriquer par nous-mêmes, ni la recevoir d’un homme ou d’une église. Elle nous est accordée par pure grâce, par le Seigneur Lui-même, car Il est « le chef (l’origine) et le consommateur de la foi …». Hébreux 11 : 1/2 12 : 2 Ephésiens 2 : 8

Si donc, nous nous nourrissons de La Bible (la Parole de Dieu), si nous la méditons (littéralement : la ruminons), en la faisant tourner dans nos pensées, et si nous nous laissons instruire par elle, au moyen des prédications et des études bibliques, alors le Seigneur déversera, dans nos cœurs, toute la dose de foi dont nous avons besoin, bannissant ainsi le mot « impossible » de notre vocabulaire ; car il est écrit : «… la foi vient (littéralement : sort ou est issue) de ce que l’on entend de la Parole du Christ. ». Romains 10 : 17

Mais cette énergie divine qui met en mouvement notre faculté de croire, provient d’une parole spécifique du Seigneur. Il ne s’agit pas de la parole « logos » (écrite), mais de la parole « rhéma » (précise) qui insiste, davantage, sur le fait de dire ou proclamer quelque chose de spécifique.

Ainsi, quand le Christ parle au moyen de la prédication, (ou parfois en faisant qu’un texte biblique brûle en notre âme), l’énergie divine que nous appelons « foi » est alors transmise à nos cœurs, nous permettant de croire en l’impossible. Il est donc important que nous soyons attentifs, lorsque nous lisons la Bible, ou lorsque nous entendons les prédications, car Dieu utilise les canaux de l’audition pour engendrer la foi, dit l’apôtre Paul. Comparez le cas de Lydie, la marchande de pourpre, comme celui des trois mille âmes qui se tournèrent vers le Seigneur, le jour de Pentecôte, et vous constaterez qu’elles furent attentives et transpercées par le message qu’elles entendirent. Actes 2 : 14/42 16 : 14 17 : 32/34

C’est pourquoi la responsabilité de l’homme est engagée, lorsque Dieu parle à son cœur. S’il persiste dans l’incrédulité (dans la défiance) après avoir entendu la Parole du Seigneur, il donne à Satan le droit de le maintenir dans la mort spirituelle. 2 Corinthiens 4 : 3/4

Ainsi, un chrétien rempli de foi ne niera pas les difficultés présentes, ni les douleurs de la maladie, ni les évènements contraires, mais il n’abdiquera jamais devant les faits, confessant inlassablement que non seulement « rien n’est impossible à son Dieu », mais que « rien ne lui est également impossible ».

b) Pour marcher dans l’invisible, nous devons savoir deux choses et être déterminés à faire deux choses.

La première vérité que nous devons savoir, c’est que toutes les solutions à nos problèmes existent dans les lieux célestes.

– Et la seconde est de prendre conscience que Jésus vient à notre rencontre pour nous les apporter. Quand Jésus a vu la tristesse des disciples d’Emmaüs après la crucifixion, Il s’approcha d’eux, ayant la solution à leur peine et à leur abattement. Et quand les yeux spirituels de ses disciples s’ouvrirent, ils purent « marcher dans l’invisible », retournant à Jérusalem pleins de joie et de zèle, et proclamant à qui voulait les entendre que le Christ était bien vivant. Luc 24 : 13/35

– N’est-ce pas également de cette manière que le futur apôtre Pierre put exercer son ministère apostolique ? Après avoir renié à trois reprises son Maître, il retourna à son ancien métier, plein de regrets pour ce qu’il avait fait. Mais le Seigneur est venu à lui, avec la solution à ses problèmes.

Et quand Simon vit le Seigneur sur la plage, il se jeta à la mer pour Le rejoindre, afin de recevoir de Lui sa restauration. Jean 21 : 7/19

Puis nous devons désirer deux choses

– La première c’est vouloir être bénis. Car aussi surprenant que cela puisse paraître, il y a des chrétiens qui se complaisent dans leur état, acceptant passivement leur situation. Souvenons-nous de la question que posa Jésus à un homme infirme depuis trente-huit ans : « Veux-tu être guéri ? ». A une autre occasion, Jésus demandera à un aveugle ce qu’il voulait qu’il lui fît. N’est-il pas surprenant de poser de telles questions à des personnes malades ?

Non ! Car pour marcher dans l’invisible et aller à la rencontre du Seigneur, nous ne devons pas être animés d’un simple désir, mais d’une ferme résolution d’obtenir une réponse et une aide concrète du Seigneur, car il est dit : « celui qui s’approche de Dieu, doit croire qu’Il existe et qu’Il est le rémunérateur de ceux qui le cherchent. » Le verbe « s’approcher », (proserchomail en grec), signifie littéralement : venir se connecter à une personne (dans le monde invisible). Hébreux 11 : 6

– Le second désir qui doit nous animer, c’est de recevoir une parole spécifique du Seigneur, comme Simon Pierre en fit la demande : «… si c’est Toi, ordonne que j’aille vers Toi sur les eaux...». Simon sait qu’un être humain ne peut marcher sur l’eau et que ce serait de la présomption de le faire, sans un ordre précis venant du Seigneur. Il demande donc à Jésus une parole précise (un rhéma), une parole qui lui soit personnellement adressée dans sa situation, une parole qui concerne son problème, une parole qui porte en elle la semence du miracle. Et comme le Seigneur souhaite voir les chrétiens se « connecter » à Lui, Il accède à leur demande.

Ô combien cette vérité est comme occultée dans les églises chrétiennes contemporaines ! Comme Jacques, le frère du Seigneur, l’avait déjà signalé au premier siècle, «… vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas ». Jacques 4 : 2

Parmi tous les disciples présents dans cette barque, seul Simon-Pierre osa demander à Jésus la parole qui créait la foi. Les autres restèrent tranquilles dans la barque, et contemplèrent de visu ce que peut faire la foi en la Parole du Christ, mais sans avoir, eux-mêmes, le désir de participer à cette expérience merveilleuse. N’ayant rien demandé à Jésus, ils ne reçurent rien de sa part.

Le désir de marcher dans l’invisible doit être associé à la prière de demande, comme le fit l’ami importun qui osa demander à son ami – qui dormait chez lui -, de lui accorder les trois pains de la bénédiction. Si nous osons demander au Seigneur une parole spécifique au cœur de nos situations difficiles, Il nous la donnera et nous pourrons ainsi Le rejoindre dans l’invisible. Luc 11 : 5/13

Mais attention à ne pas prendre des raccourcis, comme le font certains, en confessant les promesses divines selon la méthode Coué, pensant que c’est de cette manière que l’on obtient la bénédiction, la réussite, le succès matériel ou une quelconque guérison

c) Pour marcher dans l’invisible, il nous faudra aussi vaincre la crainte.

Nous ne parlons pas de la peur que nous pouvons tous ressentir devant certaines situations qui nous dépassent, à l’exemple d’Abraham, de Sara, ou d’Elie le prophète. Nous ne faisons pas non plus référence à la crainte de Dieu, ce Saint respect de Sa personne qui nous pousse à Lui obéir, à L’adorer et à changer de motivations morales.

Non ! La crainte dont nous devons nous dépouiller est cet état d’esprit de servitude, comme le dit l’apôtre Paul, qui nous contrôle et nous paralyse. « …vous n’avez pas reçu un esprit de servitude, pour être encore dans la crainte… », dira Paul aux Romains. Romains 8 : 15

– C’est cette peur panique qui incita aussi les Israélites à perdre pieds, devant la menace des Egyptiens. Exode 14 : 10-15

C’est encore la peur des géants qui empêcha le peuple d’Israël de prendre possession du pays de Canaan, le rendant esclave du désert. Nombres 13 : 26/33 14 : 1/4

– Et c’est toujours cette peur panique qui poussa les futurs apôtres à se barricader, après la résurrection du Seigneur, stoppant ainsi leur témoignage auprès d’un monde perdu. Jean 20 : 19

– Cette crainte-là n’est pas l’œuvre du Saint-Esprit, mais elle est une pollution mentale qui vient de Satan, car elle nous fait parler comme Adam : «… j’ai eu peur de Toi… », ou comme Job : « Ce que je crains, c’est ce qui m’arrive ; ce que je redoute, c’est ce qui m’atteint. ». Genèse 3 : 10 Job 3 : 24/26

Combien de chrétiens aux prises avec des difficultés déclarent : « Je le savais, je m’en doutais, je le redoutais, j’ai toujours su que cela arriverait, la guigne est attachée à moi… »

– Parfois, dit Judson Cornwall, la crainte se déguise sous la forme de l’inquiétude. Confesser, « Je n’ai pas peur, mais je suis tout de même inquiet… », n’est guère que de la crainte inavouée. La crainte n’est autre que la foi inversée (c’est-à-dire de la foi dans les choses mauvaises).

Si la foi qui plaît à Dieu se nourrit des paroles de Dieu, la crainte, elle, se nourrit des paroles de Satan.

– Ainsi la foi dit : « cela se fera », alors que la crainte dit : « cela ne se fera pas ».

– La foi déclare : « je peux le faire », alors que la crainte déclarera « je ne peux pas le faire ».

– La foi parlera comme Dieu et dira : « le Seigneur me relève de ma faiblesse psychique ou physique », alors que la crainte parlera un langage défaitiste : « je ne serai jamais rétabli… Je resterai toujours faible et malade ».

Patrick Fontaine n’hésite pas à paraphraser la définition de la foi pour décrire la crainte de cette manière : « la crainte est l’assurance des choses que l’on redoute, la démonstration de celles que l’on ne voit pas… La crainte vient de ce que l’on entend de la parole de Satan… La crainte fixe les yeux sur Satan qui en est l’auteur et qui la mène à la perfection… Et la crainte possède une confession inversée à celle de la foi. » (Extrait de « Impact de foi »)

Pour marcher dans l’invisible, comme le fit Simon-Pierre, nous devons donc refuser l’accès de nos pensées au diable et à tous ses mensonges, car sa tactique sera toujours la même : « Dieu a-t-il réellement dit… ? » Genèse 3 : 1

C’est ainsi que le diable a réussi à tromper de nombreux chrétiens corinthiens. (2 Corinthiens 11 : 3) Pour nous préserver de la pollution de Satan, nous devons saturer nos pensées par des pensées divines, en méditant les paroles du Seigneur, et en les confessant comme étant vraies et dignes de confiance. « Au reste, frères, que tout ce qui est vrai, tout ce qui est honorable, tout ce qui est juste, tout ce qui est pur, tout ce qui est aimable, tout ce qui mérite l’approbation, ce qui est vertueux et digne de louange, soit l’objet de vos pensées ». Philipiens 4 : 8

d) Pour marcher dans l’invisible, nous devons contrôler la voix des sens.

Nous sommes des êtres de chair et de sang, et la persévérance dans le surnaturel divin exigera de notre part des efforts, pour contrôler la voix de nos cinq sens. Pierre était certainement heureux de marcher sur l’eau à la rencontre de son Seigneur, mais quand il commença à voir les flots agités, à entendre le bruit du vent et à ressentir sur son visage les embruns, il douta qu’un être humain pût faire ce qu’il faisait. L’expression « homme de peu de foi », employée par Jésus, est le mot grec « ologopistos » qui ne désigne pas une absence de foi, mais un affaiblissement dans l’exercice de cette foi ; provoqué par un facteur extérieur, cet affaiblissement incite le croyant à mettre en doute la parole « rhéma » que Dieu lui avait personnellement adressée.

Jacques nous en donnera deux beaux exemples

a) Si nous manquons de sagesse, dit-il, nous pouvons la demander à Dieu, car Il est disposé à nous l’accorder. Mais si après l’avoir demandée, un évènement extérieur vient remettre en cause ce que nous savons être la volonté de Dieu, notre foi oscillera comme le flux et le reflux de la mer, et l’exaucement divin sera bloqué. Jacques 1 : 5/8

b) Si nous faisons appel aux anciens de notre église locale pour recevoir l’onction d’huile, en vue d’une guérison physique ou morale. Une fois que la prière de la foi a été faite par les anciens, comme le Seigneur le souhaite, n’écoutons plus la voix de nos sens par lesquels nous ressentons encore la douleur, car elle cherche à remettre en cause ce que Dieu déclare être vrai. Mais appuyons-nous avec une foi ferme et déterminée sur cette promesse de l’Écriture : «… le Seigneur relèvera (remettra debout ou restaurera) le malade ; et s’il a commis des péchés – ayant un rapport avec sa maladie ou sa faiblesse -, il lui sera pardonné ». Jacques 5 : 14/15

 

EPILOGUE

Si donc, au sein de nos problèmes, nous osons croire que Jésus possède toutes les solutions à nos ennuis, alors ayons l’audace et le courage de Lui demander une parole spécifique ; celle qui nous permettra de Le rejoindre dans le royaume de l’Esprit, pour saisir ce qu’Il a à nous offrir.

Et une fois sortis de notre barque, n’écoutons pas la voix de nos sens, ni les autres voix qui veulent affaiblir notre foi. Marchons avec persévérance dans l’invisible, sans remettre en cause (en doute) ce que Dieu nous a clairement révélé par sa parole « rhéma ».

Puis, remontons dans la barque de notre vie quotidienne, les bras chargés de bénédictions spirituelles.

Que le Saint-Esprit vous bénisse tous !

 

Pasteur Joël Loubiat

© Tous droits réservés

Bibliographie

– La Sainte Bible avec les commentaires de John Mac Arthur

– La Bible Online des Éditions Clé

– La Bible Annotée de l’Ancien et du Nouveau Testament

– Les dictionnaires Grec/Français de A. Bailly et de V. Magnien et M. Lacroix

– L’encyclopédie des difficultés bibliques de A. Kuen

– « Impact de foi » de Patrick Fontaine

– Commentaire sur la première Lettre aux Corinthiens de F. Godet

– « Entourer les faibles » de S. Pfeifer , livre audio, cliquez sur le nom de l’auteur !

– « Approche de la relation d’aide » de J. Crabb

– « Les conflits » de Claire et J. Poujol